La perte sans sombrer.

La perte signifie-t-elle que tout est perdu ?

Imaginez que vous perdez aux cartes, cette perte ne sera pas une tragédie. Par contre, la perte prend un tout autre sens quand l’on perd quelque chose qui nous paraît unique ou que l’on ne peut pas remplacer.


Les choses matérielles.

Pour ne rien perdre et ne plus avoir peur de la perte matériel, le minimaliste peut-être un excellent exemple de choses à faire pour ne plus craindre ce genre de pertes. Imaginez un peu Diogène ! Il n’avait rien à perdre car il ne possédait rien. C’était un punk avant l’heure et qui avait un mode de vie radicale.

« Ne rien posséder pour que nul ne me possède ».

Voilà sa doctrine principale. N’oublions pas que la propriété nous enchaîne.

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L’identité.

Quand les gens nous ignorent, on peut perdre de son identité. Il est même possible de perdre sa vie ! Ou alors, il est possible de le voir comme un espace à soi pour se construire une nouvelle identité, mettre en place des activités pour être (re)connu.

Trouver un milieu où l’on ne vous ignore plus est primordial pour sortir de la perte de son identité. Partager est l’une des choses les plus importantes à faire pour retrouver une identité, votre identité. Entourer vous aussi de proches, d’amis, de ceux qui vous aiment, ceux qui sont là vraiment pour vous, c’est le plus précieux des cadeaux.

De plus, surmonter de nombreuses épreuves de ce style peut rendre très résistant. Augmenter son acharnement, son endurance, son envie de découvrir. La perte peut être une épreuve très constructive.


La perte qui survient d’un coup.

Mais, la vraie perte, on ne la voit pas venir, elle nous tombe dessus d’un coup sans prévenir. Il est possible de penser au pire pour se préparer à ce genre de perte. Mais, quand un proche disparaît, par exemple, on se retrouve vite abattu. C’est une impression que tout s’effondre sous nos pieds.

« Les situations limites » comme la maladie, la mort, des choses qui ne peuvent pas être changés, provoquent des séismes existentiels qui bousculent nos certitudes. Nos certitudes se réduisent à néant dans ces moments-là. Mais, c’est aussi le meilleur moment pour prendre conscience de soi et de devenir qui l’on veut vraiment.

Quand on ne sait pas qu’il on est, on peut facilement se perdre soi-même. Nous nous définissons souvent par nos émotions, nos réflexions et nos souhaits. Mais, la relation que l’on a aux autre nous aide aussi grandement à nous définir. Un exemple frappant est celui des dépressifs profonds pour qui le monde disparaît totalement et qui ne savent plus qu’ils sont. Mais, moins dans les extrêmes cela peut nous arriver tous plus ou moins.

Une chose importante : Quand l’on perd quelque chose, le plus important n’est pas de le retrouver ou de le remplacer mais d’être consolé.


En conclusion.

Il faut accepter la perte en tant que tel et ne pas chercher à lui trouver un sens, la prendre pour ce qu’elle est. Accepter les choses comme elles viennent et en tirer le meilleur parti. C’est ce qu’on appelle « l’optimiste pragmatique ».

L’on peut puiser dans la sagesse du yoga, la certitude que notre individualité va se dissoudre dans le grand tout universel. C’est une belle phrase mais quand l’on vient de perdre quelqu’un qu’on aime cela n’est d’aucun réconfort. Dans ces cas là, une épaule sur qui pouvoir pleurer est le plus grand des réconforts.

La vie n’est pas toujours tendre et le malheur peut frapper par surprise. Mais, il faut accepter de perdre sans ne jamais s’avouer vaincu.


Un article de Alexandre Lagoutte

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